Dissection de la 1ère Nuit Noire Nantaise

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Nuit Noire

Que s’est-il donc passé le samedi 31 octobre à Nantes ? Ce que j’ai vécu est irracontable, ceci est une tentative de mettre des mots sur une Nuit très particulière. Ni Bal des Vampires, ni soirée d’Halloween, une Nuit… noire ! LA Nuit Noire !

« RDV 31 octobre 2015, 18h30 ! Place du Commerce, Nantes ».

C’est par ce mystérieux et lapidaire texto que tout avait commencé. Sans rien savoir de son contenu je réservai une Box. Nantes, la Venise de l’Ouest, patrie de Jules Verne, sa chimère, ses Contes de l’estuaire… ça allait me changer de la vue des zones industrielles chinoises.

Samedi matin. Tiandu Cheng. Chine. 7h

Taxi de Tiandu Cheng (siège du Musée du Fake) à l’aéroport de Hangzhou. Il pleut. Voyage en avion avec quelques turbulences au-dessus de la Corée du Nord comme d’habitude. TGV Paris-Nantes avec descente de douaniers armés; arrêt exceptionnel au Mans pour « prendre en charge des voyageurs en rupture de correspondance »; arrêt brutal pour problème d’aiguillage et enfin portes bloquées à la gare centrale. A priori tout ceci aurait pu être organisé contre moi, j’étais l’un des possesseurs de la fameuse « Box ». Est-ce que les autres invités ont eu le même type de mésaventure ?

Samedi soir. Place du Commerce. Nantes. 18h

30 minutes en avance, des participants attendent sagement. Parmi eux 1 écorché, 1 loup-garou en transformation, 3 vampires. Monsieur Claude, notre Monsieur Loyal, se présente comme un spécialiste des expériences immersives troubles. On allait découvrir plus tard son autre visage.

Bus de la Nuit Noire (Nantes)
Bus de la Nuit Noire (Nantes)

Un bus nommé « Nuit Noire ! ». 18h32

Nous sommes presque une centaine, assis ou pour la plupart debout -sous un éclairage bleuté- dans un bus dont la destination en lettre jaune indique « NUIT NOIRE« . Qu’allait-il se passer ? Des groupes sont constitués avec chacun à sa tête un médiateur. Les deux premiers groupes descendent. Les autres patientent et se retrouvent sur un quai. 18h54 Nous allons embarquer sur l’Iroko, un bateau, pour un dîner spécial tout en teintes automnales (soupe au potiron, risotto à l’encre de seiche noire, sucettes salées puis au chocolat et aux fruits, et café bien noir, indispensable pour tenir jusqu’à 3h du mat’ !).

(Les autres dînent sur la rive mais dans le noir absolu).

Une maison hantée dans la Loire ?
Une maison hantée dans la Loire ?

Maison hantée. 20h17

Le bateau s’immobilise devant une maison à moitié immergé dans l’eau dans laquelle on peut voir une lumière allumée ! Vraiment étrange. Nous écoutons dans un silence glacial un conte radiophonique qui colle parfaitement avec le décor. Il ne manque que la pluie.

(Pendant ce temps un Greeter raconte des histoires de crimes nantais).

Le gardien du Château a trouvé un manuscrit...
Les portes du Château s’ouvrent exceptionnellement…

Le Château du Comte. 22h15

Retour sur terre. Notre chauffeur nous conduit au Château des ducs de Bretagne. Tout notre groupe va dans la cave à la rencontre d’un gardien qui a découvert un mystérieux manuscrit (Dracula, la version de Bram Stoker), il nous en fait la lecture à la lumière de sa lampe torche. Le gardien paraît mal en point, il nous dit qu’il veut changer de métier. On le laisse dans les sous-sols. Retour à la surface pour rejoindre finalement l’obscurité !

(En parallèle un groupe est plongé en 1925 pour chasser le Monstre de Nantes).

« Au clair de pas de Lune ».

Une expérience qui vaut à elle seule la soirée : des non-voyants de l’association Handicapable nous guident pour un parcours à l’aveugle. Nous mettons un masque sur nos yeux et prenons en main une canne. Nous traversons un parking puis allons dans la rue. L’expérience nous paraît très longue : nous n’avons en réalité marché qu’environ 300 mètres pendant 25mn. Immersion dans la vie des non-voyants. Exercice à rendre obligatoire dans les écoles pour comprendre leur vie quotidienne.

(Les autres vivent une expérience immersive avec casque de réalité virtuelle).

Les Monstrueux Ancêtres de Mathilde Lemonnier.
Les Monstrueux Ancêtres de Mathilde Lemonnier.

Autopsie de rongeurs. Dimanche 1er novembre. 00h39

Nous nous rendons en bus près du Bras de la Madeleine, au Parc Malakoff (?). De nuit ce n’était pas clair. Contrairement aux explications de notre médiatrice grâce à qui nous pouvons reconnaître un hibou d’une chouette effraie. Gants bleus en place, nous commençons une dissection de pelote de réjection. A nous d’identifier les os sous le rayon de la lampe frontale de notre guide. On se prend pour des enquêteurs de Bones. De loin les quelques promeneurs doivent se demander qui nous sommes.

(Un autre groupe a rencontré Mathilde Lemonnier qui travaille sur des photos d’ancêtres).

Le cryptozoologue du Muséum.
Le cryptozoologue du Muséum. Au 1er plan ma planche de dissection.

Le cryptozoologue du Muséum. 1h19

Retour dans notre cher bus, qui ne se transformera donc pas en Chat Bus dans les rues nantaises. Vu l’heure et sûrement leur dose de peur certains de nos compagnons nous quittent. Honte à eux. Nous voici devant le Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes. Nous patientons en échangeant avec les autres groupes sur nos rencontres de la Nuit. Nous n’avons pas vécu les mêmes parcours. (Je rajoute à mes notes les circuits parallèles entre parenthèses). Un cryptozoologue nous reçoit dans la très belle salle du 1er étage, près du squelette de la Baleine. Il nous déclame un passage d’un livre de Jules Verne. Je laisse ma planche de dissection sur une des vitrines pour faire peur au gardien qui ouvrira le Musée.

(Un autre groupe a voyagé dans le cerveau et le cosmos ! Comment ? mystère non élucidé).

Mister Pig
Mister Pig

Le rituel païen de Monsieur Pig. 2h11 du matin.

Le bus nous conduit sur les rives de la Loire, quai de la Fosse. Notre Monsieur loyal, M. Claude, nous remercie puis revêt un masque et ordonne la venue de Monsieur Pig. Mi-homme mi porc il apparaît au-milieu des bougies et nous donne à la louche le « breuvage de la Nuit Noire ». Présence de gingembre détecté par plusieurs membres de notre assemblée qui se prend au jeu de ce rituel quasi-celtique. Deux nonnes déguisées essayent de s’incruster dans le bus de retour vers la Place du Commerce où tout avait commencé. Quelle Nuit !

Claude, le Monsieur Loyal de la Nuit Noire.
Claude, le Monsieur Loyal de la Nuit Noire.

Rapport de mission

L’étrangeté et l’insolite de cette expérience immersive étaient bien au rendez-vous. Aucune animation ne surfait sur Halloween (ni citrouille ni déco noire & orange) plutôt original dans l’offre de sorties autour du 31 octobre.

Le prix de la Box (49 euros) était raisonnable : rien qu’un dîner sur un bateau + le parcours en aveugle valent déjà cette somme.

Pour la seconde édition les organisateurs assurent plus de fluidité pour ne pas que certains groupes attendent les activités des précédents. Nous comprenons bien qu’en cas de décalage il est difficile de faire patienter les groupes sans dévoiler le reste du parcours.

En attendant d’offrir le même type de parcours à nos visiteurs du Musée du Fake nous surveillons de près les activités d’Arkham sur Loire & de La Souris court toujours en se demandant si tout ceci n’était qu’un rêve…

Sébastien Riché, Directeur du Musée du Fake.

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Londres : capitale mondiale des expériences immersives !

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Londres

Le Musée du Fake la recherchait depuis des années. Et nous pensions la trouver en Chine. Après plusieurs mois d’enquêtes notre comité d’experts l’annonce officiellement : en 2015 la capitale mondiale des expériences immersives est Londres !

Nous avions quelques indices :

De l’autre côté du miroir et Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll; le fameux Théâtre du Globe de William Shakespeare; les comédiens britanniques Sacha Baron Cohen ou Lee Nelson qui créent et incarnent de véritables personnages persistants; l’émission anglaise « Back in Time » qui replonge une famille actuelle dans les loisirs des années 1950 à 1999; et l’annonce fracassante et prématurée d’une réussite au test de Turing par le chatbot Eugène Goostman

Voici nos preuves, à Londres on trouve :

1) De fréquentes animations liant le réel à l’imaginaire

Platform 9 3/4
Le Prince Charles suit les traces d’Harry Potter !

Au-delà du plus évident, les très nombreuses comédies musicales, le quai 9 3/4 d’Harry Potter à la gare de King’s Cross et les studios Warner en banlieue nous avons pu voir un perroquet bleu, des requins dans la Tamise, une vache violette chaque année à SouthBank, des dinos à Waterloo

En flânant dans les rues et les magasins vous pouvez tomber sur des détails étonnants comme ces affiches de la marque Hoxton Street Monster Supplies vous permettant de mesurer vos amis monstres :

MonsterMonster 2

Ou encore d’étranges offres d’emplois ou des cabines téléphoniques-ananas :

Offre d'emploiCabines Ananas

Vous pourrez même prendre place dans un bus fantôme, un Tour Shrek’s Adventure, un bus amphibie voire suivre un tour des bâtiments les plus moches de la ville ! Ensuite allongez-vous sur une des fausses plages de l’été.

Si cela ne vous suffit pas, vous pouvez financer un Escape game avec un jeu de sorcellerie.

2) Une avalanche de cafés /pop-up stores / hôtels à univers

Le Rainforest Cafe est un restaurant et une boutique avec faux éléphant et crocodile animé. Visite virtuelle ici.

Pendant 3 jours en février dernier un restaurant éphémère Game of Thrones proposait « cinq plats inspirés de l’univers de Westeros, accompagnés de breuvages dignes d’un roi » dans le restaurant d’un hôtel.

D’août à octobre prochain, « The Owls Are Not What They Seem« , un spectacle & restaurant ouvrira autour de l’univers de la série Twin Peaks. http://www.twinpeaksukfestival.com/

Rebel X Cantina Bar

En ce moment vous pouvez essayer de chercher le « RebelX Cantina bar« , un bar de nuit qui vous plonge sur la planète Tatooine et ses drôles de monstres, uniquement sur réservation.

Et si vous avez de la chance vous pourrez dormir dans une des chambres d’inspiration Harry Potterienne à l’hôtel The Georgian House.

3) Secret Cinema : un secret de moins en moins bien gardé

Organisateur de projections atypiques, Secret Cinema est devenu un énorme business, déclinant des films cultes (Retour vers le Futur, Stars Wars…) en expériences immersives mixant décor réalistes, acteurs costumés, projection du film et stands pour boire et manger. Il reste des places pour The Empire Strikes Back. 112 euros pour 1 adulte. Trop cher et trop de boutiques mais très beaux décors selon plusieurs spectateurs. Les fans s’y pressent. En attendant voici l’ambiance en 2010 pour l’expérience Blade Runner :

4) Des expériences de théâtre immersif hallucinantes

The Drowned Man (c) Birgit Ralf

Londres, riche de très nombreux théâtres et musicals est aussi à la pointe du théâtre immersif.

The Drowned Man par la compagnie Punchdrunk a été l’un des événement marquant du calendrier théâtral l’année dernière. Un faux studio de cinéma, 40 acteurs à suivre durant 3h dans un dédale de milliers de m2. A tout moment vous pouviez choisir de suivre tel ou tel acteur et ainsi créer votre propre spectacle.

D’autres compagnies anglaises travaillent sur des expériences inédites nous y reviendrons sur ce blog.

5) Une fausse ville pour enfants : « Kidzania London »

Imaginez une fausse ville nichée dans un centre commercial, aux dimensions des pré-ados. Kidzania qui vient d’ouvrir à Londres, est un parc d’attraction simulant une société capitaliste avec vraies marques bien visibles où les enfants pourront travailler en apprenant les bases de 60 métiers (vendeurs, pompiers, dentistes…). Un mini compte-bancaire leur permettra alors de dépenser leur pécule en jouets ou friandises. Pas la peine d’insister les métiers « philosophe » ou « ermite » n’existent pas chez Kidzania. Attention la ville est ouverte uniquement aux enfants ! Mais elle peut aussi se louer en partie pour les entreprises.


6) Des musées vraiment interactifs

Victorian Walk

La plupart des musées londoniens offrent des espaces permettent d’être en interactions avec les collections.

Le Museum of London propose ainsi une reproduction d’un jardin des plaisirs du XVIIIe sc. et d’une rue victorienne du XIXe sc.

En parlant de l’époque victorienne, saviez-vous que vous pouvez visiter la Dennis Severs’ House en silence et à la bougie ?

Dino Snores

Entre le London Zoo qui propose une exposition au coeur des araignées, des cours pour détectives en herbe à l’exposition sur les poisons The Power of Poison, tout semble possible. Même de dormir près des Dinosaures du Muséeum d’Histoire Naturelle ! (Dino Snores pour enfants ou adultes).

Un musée s’est amusé à installer une copie chinoise dans ses collections.

Cet été vous pouvez aussi assister aux Gladiator Games :

Gladiators

Retrouvez le Londres de l’époque romaine avec des combats de gladiateurs réalistes avec épées, boucliers, lances dans le seul amphithéâtre romain de la capitale.

A surveiller : la programmation de Museums at Night (octobre 2015).

7) Des attractions « 100% Fake »

Que cela soit le Madame Tussauds London et ses poupées de cires de personnalités ou Ripley’s Believe It or Not! London et sa caverne d’objets et animaux étranges… le Fake est partout =) !

8) Des acteurs zombies ou bouchers payés pour vous faire peur !

The London Dungeon vous raconte l’histoire de la ville avec des effets spéciaux, des comédiens, des décors et des scènes à 360°.

The London Dungeon

Le grand concurrent : The London Bridge Experience & Tombs qui a l’air encore plus horrible au vu des visuels. Pour les amateurs de zombies et de films d’horreur.

London Zombie Battle – Zombie Experience est une autre expérience immersive avec acteurs-zombies, en attendant la version avec réalité virtuelle de « Virtually Dead » !

A la Prison Clink vous allez pouvoir rechercher des phénomènes « paranormaux ».

Pour les plus peureux, essayez l’un des très nombreux tours « Jack the Ripper » en bus ou à pieds.

9) De faux immeubles !

The fake 10 Downing Street

Le bureau du premier ministre anglais est au 10, Downing Street à ne pas confondre avec sa copie au 10, Adam Street !

Découvrez un faux immeuble et un faux pont en allant sur « Londres » sur notre Carte du Fake.

10) et une mise en abyme

Jusqu’au 31 août allez vite au Television Centre at White City avant que les studios des dramas de la BCC ne soient détruits pour visiter l’exposition de Ben Rivers, The two eyes are not brothers installation avec projections de films et making-of.

Studios BBC London

Vous l’aurez compris Londres est vraiment magique ! Peut-être en y allant croiserez-vous Paddington ou Mary Poppins ? Racontez-nous !

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« Les Amants du Pont-Neuf » : Le dernier décor du cinéma français !

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Les Amants

Après notre post sur Tativille (1964/67), évoquons le deuxième grand exemple de re-création d’une fausse ville pour les besoins d’un film, Les Amants du Pont-Neuf de Leos Carax (1991).

Même si vous n’avez jamais vu le film, regardez ci-dessous le fascinant documentaire/making-of Enquête sur un film au-dessus de tout soupçon d’Olivier Guiton (52′ – 1991) sur la construction du décor le plus coûteux du cinéma français : le Pont-Neuf et sa perspective parisienne en plein marais camarguais près de Montpellier, à Lansargues.

 8,5 hectares de décor ! 3 ans de tournage ! 5 producteurs différents ! Dépassement de budget x4 ! Depuis Les Amants du Pont-Neuf plus aucun décor construit aussi cher ne sera financé en France.

Vous pouvez lire l’interview du chef décorateur, Michel Vandestien, sur Objectif-Cinéma.

Tous les détails de l’affaire d’un point de vue sociologie/management ? Lisez l’étude d’Isabelle Royer « Escalade de l’engagement : décideurs et responsabilité : étude du cas “Les Amants du Pont Neuf” ». A télécharger en .PDF ici. (lire à partir de la page 7).

Décor
Le décor du faux Pont-Neuf et des bâtiments parisiens. (c) DR
Pont Neuf
(c) Laurent Canches & CAP
Décors des Amants...
(c) Laurent Canches & CAP

(c) Les Films Christian Fechner.

Le décor a été finalement brûlé, quelques images ici :

Aujourd’hui, la zone est inondée mais on peut reconnaître l’emplacement du décor sur la vue satellite. A retrouver sur La Carte du Fake !

Vu de satellite
Situation en 2009 – Image: DigitalGlobe/GoogleMaps.

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Au Musée du Fake nous respectons les droits d’auteurs et ne souhaitons pas diffuser d’oeuvres piratées. Néanmoins n’ayant trouvé aucune trace de cet incroyable documentaire sur les plateformes légales, nous avons inséré un lien YouTube. Si vous êtes détenteur des droits (Magic Films Productions – famille Fechner) contactez-nous : contact’at’museedufake.com

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Vive les faussaires !

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Trois films sortent ce mercredi en France sur le thème des faussaires en art & littérature !

Le FaussaireLe faussaire (Art and Craft), documentaire de Sam Cullman et Jennifer Grausman.

6 identités, 30 ans d’activités, 46 musées dupés. Mark Landis est l’un des plus grands faussaires des temps modernes. Donateur d’une centaine d’œuvres copiées, le cas Landis a bouleversé le monde de l’Art aux États-Unis. Incompris, haï, poursuivi, l’imitateur de génie continue aujourd’hui d’intriguer par ses méthodes, ses motivations et sa personnalité déroutante. Comment a-t-il pu imiter autant d’artistes, de Walt Disney à Picasso ? Payera-t-il pour ses activités ? Qui se cache derrière Le Faussaire ?

 

 

 

 

Un homme idéalUn homme idéal, de Yann Gozlan

Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement… Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom…
Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

 

 

 

 

aff_big_eyesBig Eyes de Tim Burton

BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

 

 

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« Réalité » : Quentin Dupieux est un drôle d’Oizo !

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Affiche du film "Réalité"

Réalité film de Quentin Dupieux

Sortie le 18 février 2015 (France).

Jason, un cameraman placide, rêve de réaliser son premier film d’horreur. Bob Marshal, un riche producteur, accepte de financer son film à une seule condition : Jason a 48h pour trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma. Au cours de ses recherches, Jason se perd dans un cauchemar.

Bande-annonce :

L’affiche du film met en scène Alain Chabat avec des mannequins de The Inflatable Crowd Company une société qui loue des foules gonflables !

Quentin Dupieux aime beaucoup mixer le réel, le rêve, le fantasmé, le délire, comme le montre ici un extrait d’un de ses précédents longs-métrages, Rubber :

(Si la vidéo ne s’affiche pas, cliquez ici.)

Site officiel : realitydupieux.com
Facebook : facebook.com/RealitismFilms
Twitter : twitter.com/RealitismFilms
Twitter de Quentin Dupieux : twitter.com/oizo3000

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FILM : Un illustre inconnu

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Un illustre inconnu

Un illustre inconnu
film de Matthieu Delaporte (2014).
Avec Mathieu Kassovitz, Marie-Josée Croze

Sébastien Nicolas a toujours rêvé d’être quelqu’un d’autre. Mais il n’a jamais eu d’imagination. Alors il copie. Il observe, suit puis imite les gens qu’il rencontre. Il traverse leurs vies. Mais certains voyages sont sans retour.

http://www.pathefilms.com/film/unillustreinconnu
https://fr-fr.facebook.com/UnIllustreInconnu

Pour la sortie du film, le distributeur aurait emprunté l’identité de 40 journalistes pour les inviter à visionner la bande-annonce :

Challenges précise : « L’agence de social TV Darewin s’est ainsi permis d’emprunter, à leur insu, l’identité de 40 journalistes de la blogosphère en créant des fausses pages Facebook à leurs noms. Au final, ce sont 772 yeux de Mathieu Kassovitz qui ont été intégrés dans 386 photos retouchées et 1 187 secondes de vidéos personnalisées cumulées enregistrées par Mathieu Kassovitz.Cette campagne choc a touché plus de 6 millions de personnes en une semaine. Plusieurs articles ont mentionné l’audace de cette campagne à la limite de la légalité mais l’agence a – semble-t-il – réussi son coup en créant une certaine agitation autour du film. »

A Paris nous pouvons voir l’affiche du film devant le trompe-l’oeil de l’hôtel du Lutétia, belle mise en abyme !

Un illustre inconnu

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The Double/Enemy : on voit double !

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Le Double

Le Double, (The Double)
film de Richard Ayoade (2013).
Avec Jesse Eisenberg, Mia Wasikowska

Garçon timide, Simon vit en reclus dans un monde qui ne lui témoigne qu’indifférence. Ignoré au travail, méprisé par sa mère et rejeté par la femme de ses rêves, il se sent incapable de prendre son existence en main. L’arrivée d’un nouveau collègue, James, va bouleverser les choses, car ce dernier est à la fois le parfait sosie de Simon et son exact contraire : sûr de lui, charismatique et doué avec les femmes. Cette rencontre amène James à prendre peu à peu le contrôle de la vie de Simon…

***

Enemy

Enemy
film de Denis Villeneuve (2013).
Avec Jake Gyllenhaal, Sarah Gadon, Mélanie Laurent

Adam, un professeur discret, mène une vie paisible avec sa fiancée Mary. Un jour qu’il découvre son sosie parfait en la personne d’Anthony, un acteur fantasque, il ressent un trouble profond. Il commence alors à observer à distance la vie de cet homme et de sa mystérieuse femme enceinte. Puis Adam se met à imaginer les plus stupéfiants scénarios… pour lui et pour son propre couple.

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Tativille ou l’incroyable décor du film « PlayTime » de Jacques Tati

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Affiche PlaytimePLAYTIME
Film de Jacques Tati (1964-1967)

Un groupe de touristes américains débarque à Paris pour visiter la capitale. Pendant ce temps, M. Hulot se rend dans les bureaux d’une grande entreprise pour y passer un entretien, mais finit par se perdre dans l’immensité du bâtiment. Au gré de ses déambulations et de ses rencontres, M. Hulot va se trouver embarqué dans ce Paris ultramoderne où sa route croisera immanquablement celle des Américaines…

A la première vision de PlayTime on se demande où donc a bien pu être tourné le film. A Paris ? Non, plutôt en banlieue, sûrement à la Défense, le quartier des grands immeuble de bureaux. Indice : la tour Initiale qui ressemble le plus à celles du film date de 1966, le tournage ayant commencé en 1964 c’est donc une fausse piste.

En fait, en lisant le livre « PlayTime » de François Ede & Stéphane Goudet on découvre avec étonnement qu’une véritable ville-studio a été construite sur le plateau de Gravelle à Joinville. C’est-à-dire, à l’époque, tout près des Studios de Saint-Maurice (spécialisés dans le tournages de films en versions étrangères avant que le doublage n’existe) et pas loin des Studios de Joinville.

Tativille : Tour Eiffel

Jacques Tati souhaitait initialement tourner dans de gigantesques décors réels.

« Beaucoup de lieux sont visités pendant la longue période de repérage, notamment l’aéroport Arlanda de Stockholm, les usines allemandes Siemens et AFG et certains lieux considérés comme futuristes à Berlin, Bruxelles, Cologne, Genève, etc. S’ils viennent nourrir sa réflexion, Tati jette son dévolu sur l’aéroport d’Orly, dont la construction et l’inauguration par Charles de Gaulle le 24 février 1961 ont marqué les esprits. « Nous nous sommes rendu compte, en demandant les autorisations de tournage, qu’on pouvait bien aller à Orly pour tourner quelques plans, mais qu’il n’était nullement question d’y tourner toute une séquence, car on ne peut pas arrêter le trafic aérien pendant des semaines sous prétexte que Tati a décidé de faire un film. » Après avoir refusé plusieurs propositions, comme celle de tirer parti de la construction du futur quartier de la Défense, aux portes de Paris, Tati se résout à créer ses propres studios, d’une ampleur encore jamais vue, rapidement baptisés « Tativille » par les journalistes. »

La construction de « Tativille »

« Pensée par Tati et dessinée par l’architecte Eugène Roman, « Tativille » jaillit d’un terrain vague de quelque 15 000 m2 situé à Joinville-le-Pont, dans les bois de Vincennes, à l’extrémité est du plateau de Gravelle, (ex-camp des Canadiens) entre septembre 1964 et janvier 1965. Cette ville-studio est aussi bien équipée que certaines villes nouvelles avec ses 50 000 m2 de béton, ses 4 000 m2 de plastique, ses 12 000 m2 de glace, ses rues bitumées, ses escaliers roulants, son drugstore et ses deux centrales électriques, dont la puissance énergétique cumulée pourrait alimenter une communauté urbaine de quinze mille habitants. Les bureaux de production du film et un studio de développement photochimique s’installent en périphérie de ce grand terrain de jeu bardé de rails et de façades d’immeubles montées sur roulettes. Un parc automobile de 500 places et une aérogare complètent la ville-studio qui accueille une centaine d’ouvriers pendant les cinq mois intenses de construction, période pendant laquelle Tati poursuit en parallèle ses essais de mise en scène. Des délégations venues du monde entier se déplacent pour visiter ce studio modèle, et le couturier Jacques Esterel y présente sa collection de printemps en 1966. »TativilleVive les trompe-l’oeil !

Trompe l'oeil« Parmi les nombreux personnages essaimés dans les plans larges de PlayTime, Tati glisse également des dizaines de silhouettes en carton grandeur nature, en fait des agrandissements de figurants photographiés. L’illusion n’est volontairement pas parfaite et reste une des trouvailles visuelles très fortes de PlayTime, ajoutant la confusion recherchée par Tati dans la multitude de détails dans le décor. »

La destruction de la ville !

« Les décors de « Tativille » s’avèrent extrêmement difficiles à manoeuvrer et la manipulation des lourds et fragiles panneaux en verre reste problématique tout au long du tournage. Comme les murs métalliques du décor risquent de renvoyer la lumière des projecteurs, Tati utilise des agrandissements de ces mêmes murs photographiés. Après plusieurs mois de retard, le tournage commence le 12 octobre 1964 dans le Orly tout juste reconstitué de Tati et s’interrompt presque immédiatement à cause d’une violente tempête qui endommage de nombreux éléments. Le tournage reprend en mars 1965 et se prolonge de façon sporadique, interrompu pendant l’été 1965 par de sévères perturbations météorologiques, puis par des soucis budgétaires récurrents. La production s’essouffle, menacée par les saisies ; elle est même parfois dans l’impossibilité de verser les salaires. Tati a pourtant anticipé une pratique qui se généralise ensuite en France à l’instar des États-Unis : le placement de produits. Il s’assure de l’apport en nature de grandes marques et reçoit pour son tournage des dizaines de voitures Simca 1500 du même gris, des centaines de paires de bas Vitos, des comptoirs de supermarchés Prisunic, des charriots métalliques Inno, des bouteilles de champagne Moët et Chandon en plus de constructions de stations-service et autres stands d’exposition. Ces parrainages commerciaux, non négligeables, ne couvrent pourtant pas plus de 10 % du coût de tournage ! Prévu à 2,5 millions de francs, le budget de PlayTime passe de 6 millions en 1964 à plus de 15 millions en 1967.  Le tournage s’achève en septembre 1967, date à laquelle le décor est détruit malgré les demandes renouvelées de Tati auprès d’André Malraux, ministre de la Culture, pour en faire un studio de travail pour d’autres réalisateurs et étudiants en cinéma. » (Entre autres à cause de l’extension de la bretelle de l’autoroute A4). D’après la légende le cinéaste aurait jeté son scénario sous l’un des immeubles qui s’effondrait !

Playtime : les décors

A VOIR / A LIRE

Site officiel (avec nombreuses photographies du chantier)
Analyse du blog « (e)space et fiction »
Analyse pédagogique

George Kaplan (Cinémathèque du Musée du Fake).

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La mémoire peut construire de faux souvenirs !

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Elizabeth Loftus, professeur de psychologie californienne, étudie la mémoire, et plus précisément la construction de « faux souvenirs ».

La police qui enquête sur un crime demande aux victimes de reconnaître le présumé coupable parmi un choix de profils. Selon Elizabeth Loftus, aux Etats-Unis, sur 300 innocents enfermés durant des années en prison les 3/4 le sont à cause des « faux souvenirs » de témoins oculaires.

Dans le cadre de son travail expérimental, des « témoins » de simulations d’accidents inventaient des détails qui n’existaient pas uniquement à cause des mots utilisés dans les questions. Le témoignage est donc malléable, surtout quand il est soumis à une pression stressante.

Des militaires, qui furent interrogés de manière très brutale lors d’un exercice, ne reconnaissaient pas leur interrogateur. Ils pensaient même que c’était quelqu’un ne lui ressemblant pas du tout physiquement.

Elizabeth Loftus s’est interrogé sur les déviances de certaines séances de psychothérapie (hypnose, mauvaises interprétations de rêves…). Pour ses recherches elle a implanté de faux souvenirs de traumatismes de l’enfance sur des sujets adultes, et s’est interrogé sur le droit de corriger de mauvaises habitudes alimentaires grâce à cette technique. Ce qui lui a valu de très nombreuses critiques.

« La mémoire, comme la liberté, est chose fragile ».

http://www.ted.com/talks/elizabeth_loftus_the_fiction_of_memory
http://en.wikipedia.org/wiki/Elizabeth_Loftus

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« Real » & « Her » : deux films d’amour connectés !

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Real

Real, (Riaru: Kanzen naru kubinagaryû no hi)
film de Kiyoshi Kurosawa (2013).
Avec Takeru Sato, Haruka Ayase

Atsumi, talentueuse dessinatrice de mangas, se retrouve plongée dans le coma après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Son petit-ami Koichi ne comprend pas cet acte insensé, d’autant qu’ils s’aimaient passionnément. Afin de la ramener dans le réel, il rejoint un programme novateur permettant de pénétrer dans l’inconscient de sa compagne. Mais le système l’envoie-t-il vraiment là où il croit ?

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Her

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film de Spike Jonze (2013).
Avec Joaquin Phoenix, Amy Adams, Scarlett Johansson

Los Angeles, dans un futur proche. Theodore Twombly, un homme sensible au caractère complexe, est inconsolable suite à une rupture difficile. Il fait alors l’acquisition d’un programme informatique ultramoderne, capable de s’adapter à la personnalité de chaque utilisateur. En lançant le système, il fait la connaissance de « Samantha », une voix féminine intelligente, intuitive et étonnamment drôle. Les besoins et les désirs de Samantha grandissent et évoluent, tout comme ceux de Theodore, et peu à peu, ils tombent amoureux…

 

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