Theo Jansen (Le poète) vs. Hiroshi Ishiguro (Le Prince des humanoïdes)

Au Palais de Tokyo (Paris), à l’occasion de l’exposition « Le Bord des Mondes » a eu lieu une journée thématique intitulée « Humain trop humain« . Impressions.

Oeuvre de Theo Jansen.
Oeuvre de Theo Jansen.

Nous avons pu assister à une conférence et une démonstration de Theo Jansen de ses créatures en tube de plastique jaune :

Theo Jansen présente son travail ainsi : “Je crée depuis 1990 de nouvelles formes de vie. Ces formes ne sont pas faites de protéines comme les êtres vivants vivantes. Elles ont un autre principe moteur : des tubes de plastique jaune. Des squelettes fait de ces tubes sont capables de se déplacer. Ils puisent leur énergie dans le vent. Leur lieu de vie est la plage où je suis né. Ils évoluent au cours des générations. Mon souhait ultime serait faire prospérer des hordes de ces animaux de plage et qu’ils prennent leur autonomie. En répliquant la Création, d’une certaine façon, j’espère mieux comprendre la nature qui nous entoure. J’ai les mêmes problèmes que ceux qu’a dû rencontrer le Vrai Créateur. Strandbeest est un témoignage d’expérience divine. Je peux vous dire qu’il n’est pas facile d’être Dieu. Je fais face à beaucoup de déceptions. Mais lorsque les choses fonctionnent, être Dieu est l’expérience la plus fantastique qui soit. »

A une question de la salle « Que vont devenir vos machines ? » Theo Jansen propose au spectateur de continuer son travail après sa disparition. Un Dieu mortel c’est une première !

Theo Jansen
Theo et un véritable chien (à priori).

Autant Theo Jansen est un poète de la mécanique, autant Hiroshi Ishiguro est un universitaire businessman.

Jansen raconte son histoire, s’approche du public, fait toucher et explique ses mécanismes et… reste flou sur ses revenus.

Hiroshi, au contraire, utilise une présentation PowerPoint rodée avec des slides telles « Simulation of humanlike development », invente un robot à son image, et possède des participations dans une société qui va lancer des robots en forme de bébés et chiens stylisés mangas.

L’un des premiers robots d’Hiroshi Ishiguro est son propre clone (Geminoid HI-4). Il commence même sa conférence en disant « malheureusement je suis là car mon double donne une conférence en Inde ».

Hiroshi and his double, Geminoid HI-4, 2013 Courtesy Hiroshi Ishiguro Laboratories
Hiroshi et son double, Geminoid HI-4, 2013 (c) Hiroshi Ishiguro Laboratories.

Ses robots tiennent dans deux valises et un sac. La sécurité des aéroports le connaît bien : plus besoin de justifier la tête dans le sac de sport.

A Paris, il était accompagné de Kouka-Roïd, qui n’est pas la moins charmante de ses robots. Elle a même déclamée de sa voix synthétique du Boris Vian sur de la techno. Pas très audible. Dommage, car l’attente était grande et la foule nombreuse.

Kouka
Kouka-Roïd

Pourquoi fait-il des humanoïdes ? « car le cerveau humain reconnaît plus facilement l’humain, qui est donc une interface idéale ».

Bientôt en vente : les bébés robots et chiens (stylisés manga) en vente, moins cher qu’Aldebaran son « concurrent » français. On pourra les programmer soi-même .

Les robots sont déjà testés comme hôtes ou médiateurs dans les gares, les musées, les magasins (« les humanoïdes attirent plus le chaland »), les maisons de retraite, et les instituts de langues car « l’apprentissage c’est répéter plusieurs fois la même chose ». Merci Pr. Ishiguro : grâce à vous plus aucune histoire d’amour prof/élèves :(

Notons que l’équipe s’amuse tout de même à faire converser des humanoïdes et des robots. Peut-être qu’un jour un PACS sera possible entre eux ?

Testé aussi à Hong-Kong, dans un centre commercial, une chanteuse humanoïde « toujours souriante, jamais fatiguée, qui ne s’interrompt pas pour aller aux toilettes… donc idéale ! »

Autre utilisation qui nous fait penser à la série Real Humans les « trésors vivants » japonais pourront éternellement prêcher leur bonnes paroles par leurs avatars robotisés !

Geminoïd
Le SKYPE du futur ?

TelenoidGrâce aux Telenoid, on peut télécommander et faire parler à distance un robot qui fait tout de même vraiment peur (photo ci-contre)…

Grâce à Hugvie, les classes de maternelles deviennent beaucoup plus calmes en écoutant la voix de leur maîtresse en câlinant une poupée. Hugvie pourrait remplacer nos téléphones portables !

Et l’on pourrait continuer ainsi à égrener les produits de M. Ishiguro, mais nous préférons la poésie des animaux de plage de Jansen aux humanoïdes qui bien que fascinants ressemblent – pour l’instant- à une arméee de zombies.

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Site de Theo Jansen :
http://www.strandbeest.com/index.php

Site de Hiroshi Ishiguro :
http://www.geminoid.jp/en/index.html

Vive les faussaires !

Trois films sortent ce mercredi en France sur le thème des faussaires en art & littérature !

Le FaussaireLe faussaire (Art and Craft), documentaire de Sam Cullman et Jennifer Grausman.

6 identités, 30 ans d’activités, 46 musées dupés. Mark Landis est l’un des plus grands faussaires des temps modernes. Donateur d’une centaine d’œuvres copiées, le cas Landis a bouleversé le monde de l’Art aux États-Unis. Incompris, haï, poursuivi, l’imitateur de génie continue aujourd’hui d’intriguer par ses méthodes, ses motivations et sa personnalité déroutante. Comment a-t-il pu imiter autant d’artistes, de Walt Disney à Picasso ? Payera-t-il pour ses activités ? Qui se cache derrière Le Faussaire ?

 

 

 

 

Un homme idéalUn homme idéal, de Yann Gozlan

Mathieu, 25 ans, aspire depuis toujours à devenir un auteur reconnu. Un rêve qui lui semble inaccessible car malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à être édité. En attendant, il gagne sa vie en travaillant chez son oncle qui dirige une société de déménagement… Son destin bascule le jour où il tombe par hasard sur le manuscrit d’un vieil homme solitaire qui vient de décéder. Mathieu hésite avant finalement de s’en emparer, et de signer le texte de son nom…
Devenu le nouvel espoir le plus en vue de la littérature française, et alors que l’attente autour de son second roman devient chaque jour plus pressante, Mathieu va plonger dans une spirale mensongère et criminelle pour préserver à tout prix son secret…

 

 

 

 

aff_big_eyesBig Eyes de Tim Burton

BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

 

 

« Réalité » : Quentin Dupieux est un drôle d’Oizo !

Affiche du film "Réalité"

Réalité film de Quentin Dupieux

Sortie le 18 février 2015 (France).

Jason, un cameraman placide, rêve de réaliser son premier film d’horreur. Bob Marshal, un riche producteur, accepte de financer son film à une seule condition : Jason a 48h pour trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma. Au cours de ses recherches, Jason se perd dans un cauchemar.

Bande-annonce :

L’affiche du film met en scène Alain Chabat avec des mannequins de The Inflatable Crowd Company une société qui loue des foules gonflables !

Quentin Dupieux aime beaucoup mixer le réel, le rêve, le fantasmé, le délire, comme le montre ici un extrait d’un de ses précédents longs-métrages, Rubber :

(Si la vidéo ne s’affiche pas, cliquez ici.)

Site officiel : realitydupieux.com
Facebook : facebook.com/RealitismFilms
Twitter : twitter.com/RealitismFilms
Twitter de Quentin Dupieux : twitter.com/oizo3000

Nos musées préférés : The Museum of Broken Relationships

Museum_m

Le Museum of Broken Relationships, surnommé aussi le « Museum of Contemporary Hearts » existe depuis 2010 à Zagreb (Croatie) et a voyagé dans des versions plus légères dans 20 villes.

(c) Museum of Broken Relationships
(c) Museum of Broken Relationships

Olinka Vištica, productrice de courts-métrages a co-fondée le Musée avec son ex-petit ami, le sculpteur Dražen Grubišić.

Le « Musée des Coeurs brisés » présente les histoires vraies de couples séparés au travers d’objets personnels (peluches, lettres, photographies, objets coquins…). Ces histoires intimes reflètent le spectre très grand des fins de relations amoureuses, de la plus « diablement drôle » à la plus traumatique histoire de l’Amour perdu ! L’idée de la collection est de montrer que la séparation est universelle, que nous avons tous déjà vécu cela, quelles que soient nos origines ou nationalités.

Ce Musée voyage par des expositions qui traitent toutes du concept des relations de couple qui se sont terminées. Contrairement à de la thérapie classique le Musée assure apporter « une chance de surmonter un effondrement émotionnel par la création ».

Le Musée conserve ainsi une mémoire d’émotions, sécurise nos souvenirs, afin de préserver une trace d’une histoire d’amour vécue.

N’importe qui peut contribuer en envoyant un objet et son histoire via la page : http://brokenships.com/en/join/send_your_exhibit

Chaque objet donné est présenté avec un cartel présentant ce qu’est l’objet, son origine géographique, la durée de la relation, et une histoire écrite par le/la donneur anonyme qui explique en quoi l’objet est lié à son ex-relation.

Petit Nounours
(c) Museum of Broken Relationships
Photo: Le Musée du Fake, SouthBank, Londres, 2014.

Quelques autres exemples sur le site du Musée.

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Musée :
Ćirilometodska 2,
10 000 Zagreb, Croatie
Tel: +385 1 4851021
Site : brokenships.com/en
Facebook : facebook.com/Brokenships
Wikipedia : Museum_of_Broken_Relationships
TumblR : brokenships.tumblr.com/

Museum Expressions : Focus sur ArsusPaper, reproducteur d’oeuvres & Tempo, jeu audio immersif

Le Museum Expressions, Salon de l’Objet du Marketing Culturel, s’est tenu les 21 et 22 janvier à Paris. De nombreuses rencontres et stands intéressants. Focus sur deux sociétés.

Museum Expressions

Logo ArsusArsus Paper Barcelona, restaurateur d’art à l’échelle 1:1

Toutânkhamon
Réplique du tombeau de Toutânkhamon.

Cette entreprise basée à Barcelone développe une technologie de reproduction d’oeuvres d’art à l’échelle 1:1. Ceci afin de :
- protéger et restaurer les originaux,
- préserver les oeuvres du flux de touristes,
- que les conservateurs payent moins cher les assurances des monuments,
et enfin faire voyager des répliques. (Il existe 4 versions de la grotte de Lascaux).

Pour fabriquer un fac-similé ArsusPaper réalise un scan digital de l’oeuvre/du monument pour reproduire la taille exacte des volumes, callibre les pigments d’encre pour imprimer sur du papier breveté, le Papelgel, qui sera collé sur un support léger comme le polystyrène. Ensuite la structure est placée au-dessus de l’oeuvre originale.

Papelgel 1Papelgel 2Papelgel 3

« Cette technologie fonctionne bien avec l’art rupestre ou pariétal » nous précise le créateur de cette technique. Ainsi l’entreprise a travaillé sur la grotte Chauvet, Lascaux, pour un centre espagnol présentant 21 répliques d’art paléolithique Koben Koba.

http://www.arsuspaper.com/index.php?lang=en

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Tempo, jeu audio géolocalisé

Tempo

Tempo est un jeu audio géolocalisé de médiation culturelle, « rencontre unique entre promenade sonore, chasse au trésor et jeu vidéo ». Avec ce jeu en son 3D binaural l’audio-guide classique est devenu un dinosaure. Vous pouvez vous déplacer au bon endroit, écouter, explorer, en intérieur comme en extérieur. Ci-dessous une maquette du premier épisode Enquête à l’hospice d’Havré jouable à Tourcoing.

Tempo est une déclinaison de Skyzo, un jeu audio urbain transmédia en cours de fabrication.

http://tempo-lejeuaudio.com/

Sound-a-Like la société qui édite ce jeu présentait aussi MuseoSound, un concept inédit en réalité augmentée et en immersion sonore 3D. En photographiant un tableau, comme pour un QRCode, vous pouvez entendre un narrateur et des effets sonores. Exemple avec Le Radeau de La Méduse de Théodore Géricault.

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Mention spéciale pour le stand d’ Unemployed Philosophers Guild

Unemployed Philosophers Guild

et le Mammouth plus vrai que nature d’ Anima qui veille sur les allées du Salon :

Mammouth

A suivre, un compte-rendu d’ innovations muséales digitales de Muséum Connections.

A la recherche des « Cités obscures »

Ortelius Mercator, Directeur du Département Cartographie du Musée du Fake nous signale la mise en ligne de deux voyages sonores entre réalité et fiction, basés sur la série de bandes dessinées Les Cités obscures de Benoît Peeters et François Schuiten.

cites_obscures

Première étape du voyage sur France Culture : « A la recherche des Cités obscures, passage entre deux mondes. » (58′).

Catherine Liber, productrice à France Culture raconte :

« En 1983, les explorateurs Benoît Peeters et François Schuiten reviennent sains et saufs d’une expédition à travers le continent des Cités Obscures. Ce monde lointain et relativement inaccessible, ils nous le décrivent d’abord comme un reflet décalé de la Terre. Un monde où les villes représentent la forme ultime d’organisation sociale. Un monde radicalement urbain, avide de connaissance, de mobilité et de progrès, mais cependant préservé des excès de la technologie moderne. Malgré l’évidente véracité de leurs observations de terrain, malgré la profusion de notes et de croquis qu’ils brandissent comme preuves, peu de gens prennent encore au sérieux leur aventure. Obsédés par des souvenirs extrêmement vivaces, déterminés à jeter toute la lumière sur ces cités obscures, ces deux hommes ont accepté de nous emmener sur les traces de leur voyage, à Paris et à Bruxelles…

Pour aller plus loin, pour vérifier les rumeurs et étayer les preuves, nous avons aussi consulté un écrivain insulaire, un géographe illuminé, un musicien connecté au monde parallèle et un explorateur ésotérique. Ouverts aux possibles et à l’imaginaire, munis d’une carte que nous avons retrouvée dans les archives de l’IGN, nous sommes partis à la recherche des passages entre notre monde et l’autre monde. Ces univers sont-ils l’un sur l’autre ? Pour le savoir, nous avons emprunté des escaliers, des trappes, des tunnels. Sont-ils au contraire presque juxtaposés, accessibles grâce à un simple “pas de côté” ? Suivant cette piste là, nous avons alors expérimenté des trompes l’œil, des zones blanches et des obscurités, des mirages acoustiques et des évidences trompeuses. Au fil de ces rencontres étranges, nous avons cru approcher “Brüsel”, “Urbicande”, “Samaris”. Et le sentiment, prégnant, de toucher du doigt les rivages d’un continent pas si lointain. Alors, peut-être sommes nous réellement passés ? Mais peut être n’en était-ce que l’écho… »

Maquette de la ville de Brüsel, par Benoît Peeters & François Schuiten.

Puis seconde étape, toujours via France Culture : « Voyage au coeur de la carte » (58′).

« Le continent des Cités obscures est-il accessible par des moyens normaux ? Où trouver un passage vers ce territoire encore méconnu ? Comment une équipe de tournage radiophonique pourrait-elle en rapporter des enregistrements fiables et crédibles ?

Confrontés à des impasses et trop de fausses pistes, nous avons remisé nos bagages et décidé de plonger au cœur de la carte des Cités Obscures. Un document rare et précieux, conservé dans les réserves secrètes de la cartothèque de l’Institut géographique national, quelque part entre les plans du savant hollandais Ortelius et les astrolabes arabes.
Sur le papier, les noms des villes résonnent comme autant de sésames vers un autre réel. « Calvani », ville horticole et miroitante, nous a délivré des leçons de sagesse écologique. « Alaxis », ville des plaisirs hédonistes, nous a paradoxalement permis de découvrir le destin tragique de Mary Von Rathen, un des plus illustres citoyennes obscures. Plus loin, après avoir traversé le désert des Sommonites à bord de véhicules hétéroclites, nous avons pris connaissance des évènements dramatiques qui ont bouleversés la grande cité d’ « Urbicande ». Suivant les conseils de voyageurs avisés, nous avons collecté des récits sur « Samaris », la ville-leurre, la ville orientale et carnivore, endroit fascinant et traitre posé sur l’équateur obscur, au bord de la Mer des Silences.

Au fur et à mesure de notre équipée au cœur de la carte, des figures fortes accompagnaient nos ahurissements : l’inventeur Axel Wappendorf, l’urbatecte Eugène Robick, l’officier Frantz Bauer, les autochtones à visage plat de la jungle septentrionale. Mais nous n’avons pas vraiment pu entrer en contact avec eux, incertains de nous même, troublés par les reflets du miroir qui éclaire ce monde.

Ce séjour imaginé dans les villes-mondes des cités obscures fut presque toujours troublant. Jusqu’à en perdre tous repères, jusqu’à se demander s’il ne suffit pas d’y croire, pour recevoir un jour un message, un signal, une preuve. C’est ce qui nous est finalement arrivé, par l’intermédiaire d’une lettre. Bon voyage… »

revoir_Paris

Signalons aussi l’exposition actuellement à la Cité de l’Architecture & du patrimoineRevoir Paris, des mêmes deux explorateurs urbains :

exposition

Exposition temporaire « Revoir Paris » du 20 nov 2014 au 9 mars 2015.

Si comme nous vous aimez les cartes, faites un tour sur notre fameuse « Carte du Fake » et zoomez pour constater que le Fake est déjà autour de nous partout dans le monde.

 

Une chimère au Muséum d’histoire naturelle de Nantes !

 Au Muséeum d’histoire naturelle de Nantes

Muséeum Nantes

Au sein de l’exposition temporaire Parce Queue

Parce Queue, l'affiche de l'expo.

Dans la « Galerie des Personnages de légendes » …

Salle d'exposition

… nous pouvons admirer une Chimère !!! :

Chimere

Chimère (détail)

Voici le détail du cartel (ATTENTION SPOILER / DIVULGATION ) :

[ Chimère ]

Animal mythique décrit depuis l’antiquité, c’est un hybride composé d’une tête de lion, d’un corps de chèvre et d’une queue de serpent. Dès le 16ème siècle, les reconstitutions de chimères apparaissent dans les cabinets de curiosités. Elles sont réalisées par l’assemblage d’animaux différents ou, comme ici, par découpage et séchage d’une raie bouclée. Les visiteurs ignorants pouvaient croire à un vrai monstre marin dotée d’une queue impressionnante.

Création du Muséeum d’histoire naturelle de Nantes, d’après illustration de John Johnston.

Site du Muséeum : http://www.museum.nantes.fr/

Site de l’expo : http://www.expo-parcequeue.fr/visite.html

FILM : Un illustre inconnu

Un illustre inconnu

Un illustre inconnu
film de Matthieu Delaporte (2014).
Avec Mathieu Kassovitz, Marie-Josée Croze

Sébastien Nicolas a toujours rêvé d’être quelqu’un d’autre. Mais il n’a jamais eu d’imagination. Alors il copie. Il observe, suit puis imite les gens qu’il rencontre. Il traverse leurs vies. Mais certains voyages sont sans retour.

http://www.pathefilms.com/film/unillustreinconnu
https://fr-fr.facebook.com/UnIllustreInconnu

Pour la sortie du film, le distributeur aurait emprunté l’identité de 40 journalistes pour les inviter à visionner la bande-annonce :

Challenges précise : « L’agence de social TV Darewin s’est ainsi permis d’emprunter, à leur insu, l’identité de 40 journalistes de la blogosphère en créant des fausses pages Facebook à leurs noms. Au final, ce sont 772 yeux de Mathieu Kassovitz qui ont été intégrés dans 386 photos retouchées et 1 187 secondes de vidéos personnalisées cumulées enregistrées par Mathieu Kassovitz.Cette campagne choc a touché plus de 6 millions de personnes en une semaine. Plusieurs articles ont mentionné l’audace de cette campagne à la limite de la légalité mais l’agence a – semble-t-il – réussi son coup en créant une certaine agitation autour du film. »

A Paris nous pouvons voir l’affiche du film devant le trompe-l’oeil de l’hôtel du Lutétia, belle mise en abyme !

Un illustre inconnu

« Le bénéfice du doute » du collectif_fact

collectif_fact

Le collectif_fact conçoit des vidéos qui s’inspirent des codes et du langage cinématographique, à partir d’images qu’ils filment le plus souvent dans des lieux publics. Par un sens aigu du montage et de la juxtaposition entre les images et la bande son, ils créent des fictions surprenantes à partir de situations apparemment banales.

« Ils s’intéressent particulièrement aux répétitions du quotidien, aux stéréotypes et aux clichés qui imprègnent notre culture populaire et travaillent principalement sur les aspects du (anti)spectacle, des simulacres et de l’appropriation. Ils encouragent le spectateur à une réflexion critique sur les habitudes qui conditionnent nos perceptions de la réalité. »

Au Centre culturel suisse à Paris, le duo présente deux vidéos Hitchcock presents (2010) et The Fixer (2013), qui mettent en jeu les architectures marquantes des lieux de tournage, respectivement la Maison Blanche de Le Corbusier à La Chaux-de-Fonds et le Barbican de Chamberlin, Powell & Bon à Londres.

Hitchcock presents, 2010, vidéo HD, 6’26’’ :

En 1960, Alfred Hitchcock réalisa, pour la sortie de Psychose, une bande-annonce tournée dans les décors de son film où il présentait lui-même l’intrigue. Réutilisant ce son originel, la vidéo Hitchcock presents propose une visite de la Maison blanche de Le Corbusier par le maître du suspense. En s’appropriant l’ambiance de la maison de la mère de Norman Bates pour l’affecter à la Maison blanche, le collectif_fact plonge celle-ci dans l’univers fictionnel des thrillers. Ainsi, grâce à cette visite guidée par Alfred Hitchcock, la Maison blanche tient ici le premier rôle empreint d’intrigues et de suspense, et devient le décor d’un scénario à sensation.

The Fixer, 2013, vidéo HD, 8’24’’ :

La vidéo intitulée The Fixer montre un script doctor, personne à qui l’on fait appel pour améliorer un scénario en supprimant parfois des personnages ou des scènes, qui parle de son travail comme s’il s’agissait de celui d’un tueur à gages. A cette voix sont ajoutées des photographies de personnes qui fréquentent régulièrement le Barbican, centre d’art pluridisciplinaire à Londres. Ces visiteurs deviennent tantôt des acteurs de scènes effacées, tantôt les victimes du tueur.

Entrée libre jusqu’au 14 octobre 2014 : Centre Culturel Suisse de Paris.

Diaporama de l’exposition.

La Fascination des Sirènes de Fredi Casco

Fredi Casco

Né en 1967 au Paraguay, Fredi Casco vit à Asunción.

« Son travail interroge le pouvoir des médias et compare l’importance historique de la culture officielle avec celle de la culture populaire et indigène. Par l’analyse de l’apparente transparence et neutralité de la télévision et de la presse papier, il révèle certaines stratégies médiatiques à l’oeuvre dans le système post-colonial en place au Paraguay. »

La Maison de l’Amérique latine de Paris présente « La Fascination des Sirènes », une exposition monographique à caractère rétrospectif jusqu’au 23 septembre 2014.

Le titre de l’exposition vient d’un extrait d’un texte du sémiologue Roland Barthes :

L’essence de l’image est d’être toute dehors, sans intimité, et cependant plus inaccessible et mystérieuse que la pensée du for intérieur ; sans signification, mais appelant la profondeur de tout sens possible ; irrévélée et pourtant manifeste, ayant cette présence-absence qui fait l’attrait et la fascination des Sirènes.

Roland Barthes, La Chambre Claire, Ed. de l’Etoile, 1980

Expo Fredi Casco - 1

Expo Fredi Casco - 2

Expo Fredi Casco - 3

Expo Fredi Casco - 4

Site : http://mal217.org/ai1ec_event/fredi-casco/

Diaporama : http://mal217.org/wp-content/uploads/2014/06/Fredi-Casco-diaporama.pdf

Autres photos de Fredi Casco : http://www.myop.fr/fr/photographe/fredi-casco